Valérie Lieko

Valérie Lieko

De Simenon à Agatha Christie, le village comme lieu emblématique d'une enquête policière et du roman à suspense...

La ville.

Là où le fugitif peut se fondre dans la foule anonyme...

Ses quartiers mal famés, la pègre...

Ses tueurs en série...

Elle a vraiment de quoi alimenter en abondance la littérature à suspense et policière !

 

Le village.

Cet havre de paix où tout le monde se connaît...

Ce lieu de tranquillité et de sécurité... 

Mais pourquoi alors tous ces écrivains y font commettre autant de crimes, au point de faire exploser et contredire les statistiques ?

 

Dans son roman, l'Affaire Saint-Fiacre, Georges Simenon a choisi un village imaginaire pour son intrigue, détournant ainsi Maigret de Paris. Son héros retourne là où il a grandi, pour empêcher qu'un meurtre soit commis durant la messe, "le Jour des Morts". A l'église,  Maigret assiste cependant impuissant au décès brutal de la comtesse de Saint-Fiacre. Gagné par une certaine mélancolie de retrouver les lieux chers à son enfance, le fin limier va sonder la psychologie de tous les suspects. Du curé au secrétaire gigolo de la comtesse, en passant par le régisseur et son fils, tout le beau et moins beau monde... y passe, et c'est ça qui est croustillant  ! 

 

Quant à Agatha Christie, c'est son autre illustre personnage, Miss Marple, qui résout des affaires criminelles dans un village, également imaginaire, St Mary Head, situé dans la campagne anglaise. Jane Marple s'appuie sur sa connaissance de la nature humaine pour démasquer le ou la coupable. Une vieille dame qui voit tout, qui sait tout et qui entend tout... An armchair detective, comme disent les anglosaxons.

 

Pour ma part, j'ai choisi un village réel, Scy, celui où j'ai grandi, non loin de la petite ville de Ciney, pour planter le décor de Mercure Rouge. Un peu comme Camilla Läckberg, reine du polar suédois, qui fait évoluer son couple d'enquêteurs sur sa terre natale, à Fjällbacka où vivent 859 âmes...

 

Mais pourquoi avoir opté pour le village au lieu de la ville ? Car, je voulais une atmosphère "cosy", intime. Un endroit où tout le monde pense tout savoir (ou voudrait tout savoir...) sur ses voisins. Un endroit paisible où pour s'occuper, certains passent leur temps à épier par la fenêtre, tandis que d'autres racontent leur vie et celle de leur prochain en s'accoudant au comptoir d'un estaminet... 

Mon "Maigret" local, Rémi Pirson, est trentenaire, à la fois agriculteur et agent de quartier. Qui d'autre dans ce milieu rural pouvait prétendre connaître autant les lieux et ses habitants ? Il se lance dans une enquête complexe après la découverte du corps d'une ingénieure flamande dans un étang, tout en gérant le retour au pays d'une danseuse célèbre, Lydie Van Houten, son amour impossible. Face à ce meurtre, l'équilibre de la petite communauté est rompu. Les rancoeurs, les secrets, plus ou moins inavouables, sont déterrés... Personne n'est épargné, y compris la police locale.

 

Oui, le village possède tout autant que la ville, matière à tisser la trame d'un roman policier.

Je vous laisse découvrir tout cela dans mon dernier roman Mercure Rouge, disponible dès maintenant en cliquant ICI ou sur commande, dans toutes les librairies physiques à partir du 10 MARS.

 

Belle lecture à vous,

Valérie Lieko

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01/03/2020
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Du polar en eaux turquoise, au suspense en eaux grises...

 

Juin 2017, Disparitions en eaux turquoise, mon tout premier polar (thriller...) était né. 

Vous vous souvenez ? Petit rappel...

Harmony Flynt et Maxence Rousseau, couple de jeunes mariés, débarquent pour une journée d'excursion sur l'île glamour de Saint-Barthélémy. Mais le mari disparaît. Peu à peu, les secrets de ce couple trop parfait et trop fusionnel remontent à la surface...

On suit Harmony Flynt, on palpite avec elle.

Frissons et suspense sous un soleil brûlant !   

L'inspiration de ce roman m'est venue un soir, en reprenant le ferry qui effectue la liaison entre St-Barth (pour les intimes...) et Saint-Martin. Assise à mes côtés, une touriste américaine est tout à coup prise de panique de ne pas voir arriver son compagnon alors que le signal du départ retentit... 

J'ai tout de suite aimé ce scénario de vacances paradisiaques qui tournent au cauchemar et je me suis lancée dès le lendemain dans l'écriture de "Disparitions en eaux turquoise"...  

Ce livre  a eu son petit succès durant l'été 2017, ce qui m'avait donné l'envie d'écrire une suite. Il continue à être en tête des meilleures ventes (au format ebook), dans la catégorie "Crimes et enquêtes à l'international". 

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Mais l'inspiration d'un écrivain est semée d'embûches... Un ouragan monstrueux, nommé Irma, ravage durant la nuit du 5 au 6 septembre 2017, les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy. Mon titre "Disparitions en eaux turquoise" sonnait presque comme une prémonition...

Entourée de ruines, d'arbres déracinés, de collines brûlées par les vents salés, il me fallait m'évader et pourquoi pas retourner vers ce cher "plat pays", en particulier dans la région du Condroz (pas si plate d'ailleurs...) nichée au coeur de la Wallonie. Certes, il y fait plus gris, plus froid, mais c'est justement ce qu'il me fallait. J'ai donc installé mes personnages principaux dans le petit village de Scy, là où j'ai grandi, là où j'ai passé beaucoup de temps à lire, là où j'ai dévoré les romans d'Agatha Christie, de Georges Simenon et de Mary Higgins Clark pour ne citer qu'eux.

Et si je vous évoque ces trois grands auteurs, c'est parce que dans mon nouveau polar Mercure Rouge, vous pourrez retrouver leurs influences. Inconsciemment, j'ai tissé la trame d'une énigme policière à la Agatha Christie, insufflé du suspense à la Mary Higgins Clark et sondé la psychologie des gens comme Georges Simenon l'aurait fait à travers le commissaire Maigret.

 

 

Alors, si vous le voulez bien, quittons le suspense en eaux turquoise pour plonger en eaux grises voire troubles... 

Bienvenue dans Mercure Rouge !

(Vous pouvez lire un extrait en cliquant ICI).

 

Valérie Lieko


22/02/2020
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Mary Higgins Clark

Quelle triste nouvelle en me réveillant ce samedi matin que d'apprendre sa mort : Mary Higgins Clark, surnommée "La Reine du suspense", est décédée ce 31 janvier 2020 en Floride, à l'âge de 92 ans. 

 

Adolescente, je ne sais pas combien de nuits blanches je lui dois, ni le nombre exact de livres issus de sa plume que j'ai dévorés... mais sûrement plus d'une quinzaine. 

 

Mon préféré fait partie de ses premiers récits qui l'ont d'ailleurs portée vers une renommée internationale.

 "Un cri dans la nuit" ( Titre original: "A Cry in the Night") est paru en 1982. J'ai adoré son atmosphère progressivement angoissante et pourtant sans aucune surenchère de violence. Au fur et à mesure qu'on tourne les pages, le suspense va crescendo et la fin est simplement géniale.  Voici le pitch :

 

Jeune divorcée, Jenny se débat dans la vie pour élever ses deux petites filles.
Lorsqu'elle fait la connaissance du beau, riche et irrésistible Erich Krueger, Jenny a le coup de foudre. Après une cour hâtive, Erich l'épouse et l'emmène avec ses filles chez lui, au Minnesota, dans une maison de rêve.
Mais le bonheur de Jenny ne dure pas longtemps. Bientôt survient une succession d'incidents étranges et terrifiants ; le conte de fées tourne à l'épouvante...
Un cri dans la nuit, après La Nuit du renard et La Clinique du docteur H., confirme Mary Higgins Clark comme le maître incontesté du suspense. (Editeur le Livre de Poche).

 

Il est disponible en ligne en cliquant ICI sinon, dans n'importe quelle  librairie physique.

 

Mary Higgins Clark

 

 

A très bientôt, et je vous donne rendez-vous fin février pour la sortie officielle de mon dernier roman Mercure Rouge, déjà disponible au format numérique (ebook format kindle) sur Amazon

 

Valérie Lieko

 

 

 

 

 


01/02/2020
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Je ne suis pas mes personnages...

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Crédit photo de Grae Dickason, Pixabay

 

Imaginez un peu, un acteur ou une actrice de cinéma qui devrait jouer l'ensemble des personnages d'un film, tant les rôles masculins que féminins...

Ce serait phénoménal. Songez déjà à la prouesse d'en interpréter deux, comme le fit notre regretté Robin Williams, dans "Madame Doubtfire", ou dans un registre plus angoissant, Anthony Perkins qui fut à la fois Norman Bates et sa mère, dans "Psychose" d'Alfred Hitchcock.

 

L'écrivain s'attelle pourtant à cet exercice difficile, par le truchement de sa plume.

D'une phrase ou d'un paragraphe à l'autre, il entre dans la peau d'un personnage dont il va devoir éprouver toutes les émotions, les conflits intérieurs, les contradictions...

 

Ecrire, c'est tenir tout à coup le rôle d'un(e) naïf(ve), d'un(e) malhonnête, d'un(e) d'hypocrite, d'un(e) gentil, d'un(e) séducteur(trice), d'un(e) lâche, d'un(e) courageux(se), d'un(e) rêveur(se), d'un(e) odieux(se), d'un(e) serviable, d'un(e) jaloux(se), d'un(e) doux(ce), d'un(e) raciste, d'un(e) altruiste, d'un(e)arriviste...

La liste des qualités et des défauts humains est longue, je pourrais continuer ainsi pendant des heures...

 

A travers ses personnages, un auteur exprime donc des points de vue qui ne sont pas forcément les siens.  C'est parfois amusant, parfois flippant, car comme toute créature, un personnage peut parfois échapper à sa créatrice...

 

 

En conclusion :

 

Je ne suis donc pas mes personnages, si, si j'insiste. Surtout lorsque je suis en train d'écrire un polar où je suis amenée à faire vivre un meurtrier, des policiers et  des suspects pas très fréquentables...

 

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S. Hermann & F. Richter de Pixabay" >Crédit photo 

 

A très bientôt,

Valérie Lieko

 


14/12/2019
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New York... New York

Ta ta ta ta ta...

 

I want to wake up in a city that never sleeps

And find I'm king of the hill

Top of the Head...

 

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Ryan McGuire de Pixabay" >Crédit photo

 

                                                                                               

Qui n'a jamais fredonné cette chanson de Franck Sinatra, lève le doigt !

 

Il y a un an et un mois, pour être tout à fait exacte, je foulais le sol de cette ville mythique, celle qui ne dort jamais. Je vous confirme, elle ne dort jamais ! 

 

Des années que j'en rêvais et je n'ai pas été déçue, même si le temps qui m'était compté pour ce voyage ne m'a permis que la découverte de l'île de Manhattan : 

 

Central Park et ses écureuils,

The Fifth Avenue et ses célèbres boutiques chics (je n'ai rien acheté, promis, juré),

L'Empire State building, of course... Incontournable ! 

Le One World Trade Center, touchant, émouvant, 

Broadway, ses comédies musicales, ses artistes qui rêvent de gloire,

Times Square, avec ses écrans géants, encore plus éblouissants en vrai,

 

 

Et j'en passe... 

 

Il me faudrait plusieurs séjours pour parcourir les autres boroughs de N.Y.C que sont le Bronx, Brooklyn, le Queens et Staten Island. 

 

En-dehors de l'aspect touristique, ce qui m'a fascinée, ce sont l'atmosphère et l'énergie qui se dégagent de cette métropole. C'est pour cela que j'ai adoré manger dans un snack, au milieu de policiers faisant leur pause déjeuner avec leur célèbre tenue ou encore, rencontrer Harry, un  septuagénaire à la forme olympique, qui nous a aidés à retrouver notre chemin et qui dans la foulée, nous a invités dans son bureau, avec vue sur l'Empire State... What Else...

Puis, cerise sur le gâteau, je me souviens de cette petite discussion que nous avons eus avec le doorman (portier) de notre hôtel :

 

Mon conjoint, né à Mons, lui explique, fier comme un coq wallon, que l'île de Manhattan a été acquise en 1626 par un... Wallon, Pierre Minuit, aux Amérindiens manhattes, pour l'équivalent de la modique somme de 24 dollars...

Pierre Minuit est donc considéré comme le fondateur de la ville de New York.

La célèbre rue "Wall street" ne signifie pas la "rue du mur", mais est un hommage rendu aux pionniers Wallons (à l'époque, ce terme englobait la Wallonie actuelle et nos amis les Ch'tis). Une stèle, érigée à la pointe de l'île de Manhattan, à Battery Park (là où l'on embarque pour visiter la statue de la Liberté) commémore cet épisode de l'Histoire.

Fin du récit...

C'est à ce moment que le doorman, un métis aux yeux brun clair perçants me dit avec une voix très sérieuse: "good times for them, bad times for us..."  Puis, éclate de rire. Evidemment, il faisait référence à la traite des esclaves. C'est ainsi que j'ai découvert l'humour new-yorkais et leur sens de l'autodérision (un autre point commun avec la Belgique...)

 

Si vous voulez en savoir plus, sur l'épopée de ces valeureux Wallons dont on parle si peu, paradoxalement, dans le royaume de Belgique, cliquez sur ce lien   WIKIPEDIA qui vous conduira sur un article dédié à ce sujet.

 

Toujours est-il que ce voyage m'a donné l'envie d'écrire un jour... une fiction... où l'intrigue principale se déroulerait à... New York !

 

Mais avant cela, je dois d'abord terminer mon polar qui justement, tiens, tiens, a pour décor, une paisible campagne située au coeur de la Wallonie.

 

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cocoparisienne de Pixabay" >Crédit photo

 

 

 

Un roman policier à l'atmosphère intimiste, aux antipodes de Big Apple et bien sûr, de mes premiers récits ancrés dans la chaude et bouillonnante Caraïbe.

Mais c'est cela, aussi, la magie de l'ECRITURE : pouvoir se transporter n'importe où et n'importe quand.

 

Allez, en attendant, retour à la musique :

 

These little town blues, are melting away
(Ces déprimes de petites villes, se fondent au loin)
I'll make a brand new start of it
(Je repartirai de zéro)
In old New York
(Dans la vieille New York)
If I can make it there, I'll make it anywhere
(Si je peux réussir là-bas, je réussirai partout)
It's up to you, New York, New York
(Ça dépend de toi, New York, New York)

                                                           Franck Sinatra

 

 

A très bientôt,

Valérie Lieko


17/11/2019
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