Blog d'Auteur

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Vous avez dit bêta-lecteur?

Hello tout le monde,

 

Je profite de ce long week-end pour écrire cet article, grâce à cette merveilleuse invention architecturale qu’est le pont de « l’ASCENSION »...

 

Bêta-lecteur OU bêta-reader... « Qu’est-ce qu’est que ça ? »...

 

Voilà encore un terme que j’ai dû apprendre depuis que je me suis lancée dans l'écriture de romans.

Le suffixe bêta fait référence à quelque chose qui n'est pas encore abouti. Le terme originel est bêta-reader, devenu bêta-lecteur pour les francophones.

Il s'agit d'un lecteur qui va lire votre premier jet, le brouillon de votre manuscrit et qui va le critiquer de façon constructive. Je dis bien constructive, il ne s'agit pas que le malheureux auteur qui vient d'écrire des mois durant se retrouve à prendre quelques comprimés de xanax ou sur le fauteuil du psy...

Son rôle n'est pas  non plus de corriger les fautes de frappe ni les fautes d'orthographe  ni de syntaxe. Cette étape, tout aussi cruciale, revient au correcteur. Ce dernier est censé intervenir après le (ou les) bêta-lecteur(s), juste avant la publication.

Le rôle du bêta-reader est surtout de conseiller sur les points forts, les points faibles, passages à retravailler, car trop lents ou trop rapides ou aspects de l'intrigue qui ne paraissent pas cohérents...

 

Comment trouver son "bêta-lecteur", bêta-lectrice ?

 

Tout d'abord, il faut trouver quelqu'un qui aime lire (ça va de soi), et aussi qui apprécie de lire le genre dans lequel vous écrivez. Un homme féru de polars et de thrillers (pour être caricatural) ne pourra sans doute pas être sensible à une romance de style Harlequin. Il ne sera sans doute pas le lecteur idéal pour vous conseiller dans l'écriture d'un roman qui pourrait plaire aux fans de la collection de Harlequin.  

 

Ensuite, il faut quelqu'un d'objectif et qui n'a pas de langue de bois. 

Pour chassé-croisé Paris SXM, j'avais fait appel à Barbosa, Guillaume, Asomba et Maeva. Encore merci à eux. 

Pour Black Jack Caraïbe, j'ai trouvé une bêta-lectrice hors pair. Jugez-en par vous-même.

Isabelle_2.png

 

Clope à portée de main, petit verre de rosé (non visible sur la photo...), Isabelle Cazorla alias "BISOUS" a tous les ingrédients que je recherchais. Une lectrice assidue, un franc-parler, et elle habite à deux pas de chez moi.

Et pour joindre l'utile à l'agréable, elle tient une boutique de vêtements  que je vous recommande.

C'est chez elle que j'ai trouvé notamment cette petite robe rouge vermeille lorsque je me suis cachée derrière le symbole LOVE, love2_MERCURE.png

 

ainsi que la terrible robe noire et orangée portée le jour de mon interview sur RFO, Guadeloupe première, cliquez sur ce lien si vous ne l'avez pas encore vu : RFO.

 

Son avis précieux méritait bien un petit clin d'œil dans le tome 2 "La Dame de Pique", où évidemment, Liliane de La Roche pénètre dans une boutique de vêtements de la Baie Orientale, tenue par Isabella Cordoza. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé n'est que pure coïncidence...

Extrait : 

 

Isabella, la propriétaire, n’est pas là. Elle est sans doute à Porto Rico pour rendre visite à sa famille. Dommage ! Elle a toujours bon goût et regorge souvent de bons conseils pour l’habiller. Une jeune vendeuse aux cheveux blonds, brûlés par le soleil, vient lui proposer son aide. La jeune femme aux courbes généreuses l’entraîne en toute logique vers le rayon dédié aux femmes d’âge mûr. Des robes pour la plupart noires ou grises égaillées par quelques motifs blancs. Liliane allait repartir bredouille lorsqu’entre comme par miracle, la propriétaire des lieux.

— Isabella ! Je désespérais.

— Bonjour, Liliane ! Du désespoir chez moi, ce n’est pas possible !

— Je te croyais partie pour Porto Rico. J’ai besoin de toi pour trouver une tenue chic et sexy pour ce soir.

La vendeuse s’étouffe dans ses propres rires, imaginant qu’il s’agit là d’une boutade délibérée.

— Venez à l’arrière de la boutique, j’ai quelque chose d’extraordinaire pour vous. Avant tout, je vous sers une tasse de thé vert. Je me le suis procuré spécialement pour vous. À tomber à la renverse !

Liliane suit Isabella Cordoza, en laissant derrière elle, une vendeuse médusée. Une étroite pièce, sans fenêtre, fait office de bureau. À la suite de celle-ci succède une pièce beaucoup plus spacieuse où elle stocke ses collections.

Elle infuse le thé vert dans un zhōng authentique, avec de l’eau pas trop chaude afin de conserver intactes les propriétés du thé. Un arôme puissant se disperse aussitôt. Liliane déguste la boisson dont les effets sont toujours aussi apaisants. Isabella ayant perçu son stress a trouvé le remède idéal. Puis, elle disparaît dans la pièce de stockage. Au bout de quelques instants, elle revient avec une robe de soirée.

— C’est une pièce unique, Liliane ! Elle n’existe qu’en un seul exemplaire. Vous savez comment les femmes sont susceptibles lorsqu’elles tombent nez à nez avec une autre qui porte la même. Surtout pendant les réveillons ! La taille vous conviendra parfaitement, j’en suis sûre.

Liliane regarde la longue robe en satin aux fines bretelles, d’un vert émeraude prononcé. Elle ne peut trouver mieux pour son teint, ses cheveux roux et ses yeux noisette. Vert émeraude comme les yeux d’Andrew Brooks…

Elle observe une vieille photographie en noir et blanc accrochée au-dessus du bureau. C’était l’époque des toutes premières photographies. Dans leur atelier de couture à San Juan, elle pose sereinement à côté de la signora Dolorès Cordoza, une aïeule d’Isabella. De beaux, mais si lointains souvenirs. Une époque enfin de faste, après avoir dû fuir Saint-Domingue puis l’Europe en catastrophe. Les Cordoza, comme les Vincent et les Arrendell, sont des alliés qui traversent avec elle, les épreuves du temps.

Liliane quitte la boutique le cœur réconforté par Isabella. Elle promet de revenir plus régulièrement, ne serait-ce que pour déguster ensemble une tasse de thé. Elle lui contera, lui dépeindra au mieux qu’elle peut, la vie du temps lointain. Elle lui expliquera comment étaient ses ancêtres qu’elle n’a pas connus.

 

ENCORE MERCI  Isabelle,

et si comme Liliane de la Cruz vous cherchez un robe "pour être la plus belle", vous savez désormais où vous rendre...: chez " BISOUS", à Orient Bay !!!

 

Valérie Lieko

the "indie author"

 
 


07/05/2016
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